J'ai le cœur lourd. Comme vous tous. je me fais un peu violence pour écrire ce post. parce que la vie continue. malgré la peine, la tristesse, la colère, l'incompréhension. ils ont ôté la vie à des innocents. qui étaient là au mauvais endroit, au mauvais moment. ils ont assassiné nos pères, nos mères, nos frères, nos sœurs, nos filles, nos fils, nos ami(e)s. au nom d'un dieu, d'une religion mal interprétée et  qu'ils souillent par leur barbarie. à ma peine et ma colère se mêle la peur. la peur de l'amalgame. nous sommes tous victimes, Français d'origine, de nationalisation, de résidence ou de cœur. peu importe nos origines ou notre religion, c'est nous tous qu'ils ont meurtris. #égalité

Restons soudés, unis, ne nous divisons pas. nous n'avons pas tous le même vécu face à cette horreur, nous n'avons pas tous le même point de vue face à la suite mais nous n'avons qu'un ennemi, ne l'oublions pas et ne nous trompons pas quant à son identité. #fraternité

et puis, je l'avoue, la nuit tombant, mon estomac se noue. les enfants couchés, il se noue encore plus et j'ai du mal à lutter contre cette angoisse. je pense aux victimes, à ce qu'elles ont pu vivre, inertes ou sauves de corps. je pense à leurs proches. je pense à ceux pour qui j'ai eu peur. je pense à mes anciens collègues, dans les hôpitaux parisiens mais aussi aux forces de l'ordre et pompiers. ceux qui ont tout donné, physiquement et moralement, je pense à la suite, au monde dans lequel vont grandir nos enfants. et je pense à ceux pour qui ce genre d'événements est le quotidien... alors je veux vivre, vivre pour ceux qui ne peuvent plus, pour ma famille et parce que, malgré tout, ma vie est belle en France et que je veux saisir cette chance de pourvoir suivre mon chemin... et ne pas céder à la terreur qu'ils veulent semer, profiter de ma #Liberté. Liberté chérie.

un peu de légèreté m'aidera sans doute à avancer...

une nouvelle fois, je vais vous parler de Marie. Parce qu’il n’y a pas à dire, Marie sort toujours des modèles canons et d'exécution simplifiée.

Il y a presque 3 ans, elle a mis sur son blog un tutoriel pour faire une jupe drapée. j'en avais fait une première à ce moment là, mais je ne tenais pas encore ce blog et pour être honnête, j'avais choisi un jersey bon marché, pas forcément très joli, pour me faire la main. elle n'est pas difficile à réaliser mais il faut juste comprendre comment assembler la jupe intérieure et la jupe extérieure pour obtenir l'effet drapé. en se concentrant, en lisant bien les explications et en étant attentive au schéma, c'est sans trop de prises de tête.

pour ma version 2015, je l'ai réalisée dans un jersey Liberty Fitzgerald rouge de chez Motif Personnel. Un mètre suffit donc on peut se permettre un joli jersey...

elle magnifie les jambes cette jupe drapée et je la préfère de loin à la Aime comme Mojito dont je n'aime pas le "tombé".

je dirais que le seul inconvénient c'est qu'il ne faut pas être pressée quand tu l'enfiles... :) en effet, il faut la mettre bien en place pour obtenir un joli effet drapé! ;)

IMG_2603

je pars demain au salon Créations et Savoir-Faire. chacun est libre d'en penser ce qu'il veut, de faire ses propres choix, c'est la notre plus grande chance. l'important est de respecter le choix des autres même si on ne le partage pas. certains ont besoin de moins de temps que d'autres. certains ont besoin de beaucoup de recueillement, d'autres, au contraire, ont besoin de se sentir plus vivants que jamais, de s'entourer, chacun à sa façon. Personnellement, j'ai choisi de maintenir mon séjour à Paris.

même si je suis consciente que la plus grande raison qui anime le CSF de ne pas annuler est de ne pas perdre du pognon, j'ai décidé de maintenir ma venue.

bien sur, mon séjour prend une toute autre dimension mais je ne veux pas céder à la terreur. nos vies continuent même si différemment, même si on oublie pas. il me semble, mais ce n'est que mon point de vue, que laisser la terreur nous envahir revient à leur donner la satisfaction d'avoir réussi leur pseudo mission. alors oui, mon mari ne sera peut-être pas rassuré de me voir partir même si il partage mon point de vue, je "laisse" mes enfants dont je serais sans doute pressée de me faire un shoot de leurs odeurs en rentrant vendredi soir, mais je ne pars pas non plus au front.

à Paris, je vais retrouver des gens que j'aime, écrire de nouveaux souvenirs avec eux. au csf, je vais rencontrer de nouvelles personnes qui partagent mes passions. il va y avoir des rires, des larmes aussi sans doute mais de l'amour, beaucoup d'amour, j'en suis sure. et ce dont nous avons tous besoin en perfusion en ce moment, pour croire de nouveau en l'humanité, c'est bien de l'amour. même si c'est un peu cui-cuilespetitsoiseaux dit comme ca. :p

A Paris, je vais rire, je vais pleurer, je vais aimer.

A Paris, je vais vivre.

VIVRE LIBRE.

#parisisaboutlife